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Le Cloud est-il la solution au réchauffement climatique ?

Le réchauffement climatique est un des plus gros challenges auquel doit faire face l’humanité.

Dans cet article, je ne souhaite pas débattre des solutions possibles au réchauffement climatique, ni traiter la question de la sobriété.

La sobriété est une idée, un courant, qui avance que la seule solution possible pour faire face au réchauffement climatique serait de réduire significativement notre consommation globale, incluant les appareils, les services numériques telle que la VOD (Netflix, YouTube …), la viande, les voyages, etc…

Le cloud offre l’avantage de mutualiser les infrastructures et limiter le gaspillage de ressources inutilisées.

Il pourrait donc être une réponse au réchauffement climatique.

Le cloud est-il la solution ?

Aujourd’hui la réponse est NON, tout simplement car le numérique (et pas seulement le cloud) ne représente qu’entre 2,1% et 4% des émissions carbone selon une étude publiée dans la revue Patterns et un Think Tank français, The Shift Project.

Ces pourcentages incluant le cycle de vie de nos appareils électroniques (smartphone, tablette, PC, serveur, etc…).

Ils sont à la fois inquiétants pour notre belle planète bleue, mais trop “minime” pour inverser la tendance mondiale.

Une des forces du cloud

L’avantage majeur du cloud est de mettre à disposition uniquement les ressources nécessaires à un moment donné. Ce n’est par exemple pas le cas de nos smartphones, dont leurs puissances de calcul dorment la plupart du temps. Le cloud peut être vu, comme du covoiturage où au lieu de partager une voiture, vous partagez des ressources informatique (calcul, espace disque, bande passante…).

Dans vos entreprises, combien de serveurs tournent H24 et n’utilisent que 10% de leur CPU et 25% de leur RAM ?

Même avec la fonctionnalité de « Resource Allocation Shares » dans VMWARE, quel est le taux d’utilisation des blades de vos clusters VMWARE ?

Le Cloud permet de fortement maximiser l’utilisation des ressources grâce à une forte mutualisation des ressources entre entreprises.

La maximisation d’utilisation des ressources a pour conséquent une meilleure efficacité énergétique. Au-delà de l’efficacité énergétique unitaire d’un serveur, il est en effet plus facile d’améliorer la consommation énergétique d’un large Datacenter, plutôt que celle de multiples petits Datacenters répartis dans de nombreuses entreprises. Ainsi, déployer une énergie 100% renouvelable, réutilisation la chaleur produit par les serveurs, tout devient “plus simple” à l’échelle d’un seul Datacenter.

Le changement climatique pourrait pousser les entreprises soucieuses de leur impact environnemental vers une adoption plus forte du cloud.

Et dans le futur ?

Il est important de prendre conscience que nous consommons tous les jours de plus en plus de services numériques. Ce pourcentage d’émissions va donc croître fortement avec dans les années à venir. Une étude suédoise prédit que d’ici 2025 le numérique pèsera 5% des émissions carbone, sans tenir compte de l’effet « pandémi » qui accroît l’adoption du numérique (télétravail, appel vidéo…).

Avec pour objectif d’atteindre 0 émissions d’ici 2030, le numérique doit clairement être régulé.

Le cloud pourrait être une solution pour freiner l’évolution, voire réduire l’empreinte carbone mondiale du numérique.

Il est intéressant de noter que les CSP (Cloud Service Provider) se sont engagés à utiliser des énergies 100% renouvelable. C’est le cas de Microsoft qui vise 100% d’énergie renouvelable pour ses datacenters d’ici 2025, alors que Google table sur 2030 pour atteindre cet objectif.

Néanmoins nous ne possédons aucune information claire et transparente, sur le mix actuel d’énergie utilisée, le cycle de vie des équipements…

D’un point de vue client, il pourrait être intéressant d’avoir une vision “émission carbone” de chaque Availability Zone.

Ainsi, lors du design de nos architectures, nous pourrions inclure le critère “émission carbone” dans le choix de notre AZ, en plus des critères et contraintes techniques, sécurités et financières.

De plus, il serait intéressant de voir arriver une méthodologie, un référentiel ou un label permettant de fédérer tous les acteurs du cloud vers des solutions plus “Green”.





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A propos de l'auteur: Mehdi Boucey
Mehdi est architecte d'entreprise, technique et sécurité depuis plus de 15 ans. Il a conçu de nombreuses architectures on-premise et cloud à tous les niveaux d'une infrastructure (réseau, data, sécurité, applicatif, virtualisation...). Certifié AWS Solutions Architecte Associate, PSM I et ITIL d'Axelos.
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Tags : Cloud, Green IT